Georges Perec

(Paris le 07 mars 1936 - Ivry-sur-Seine le 03 mars 1982)

Figure majeure de la littérature française du XXe siècle Georges Perec a marqué son époque par ses écrits audacieux. Remarqué dès son premier roman, Les Choses, il reçoit le prix Renaudot en 1965. Membre de l’OuLiPo (Ouvroir de littérature potentielle), l’auteur s’adonne à une écriture de la contrainte dont l’exemple le plus marquant est La Disparition (1969), un roman entièrement rédigé sans utiliser la lettre ’e’. Véritable explorateur de la littérature, l’écrivain cherche à créer de nouvelles formes, et s’essaie à plusieurs procédés de narrations comme dans La Vie mode d’emploi publié en 1978. Ce goût pour l’aspect formaliste et ludique de la pratique littéraire ne doit pas occulter la dimension intime et profonde de son œuvre : traumatisé par la mort de ses parents - d’origine juive polonaise, son père meurt au combat, sa mère en déportation - il publie W ou le souvenir d’enfance en 1975, un texte d’inspiration autobiographique écrit à leur mémoire, suivi de Je me souviens en 1978. Egalement attiré par le cinéma, Georges Perec prend la caméra en 1974 pour tourner avec Bernard Queysanne l’adaptation de son roman Un homme qui dort (1967) ; en 1978 pour adapter au cinéma sa nouvelle autobiographique Les lieux d’une fugue (écrite en 1965) ; et en 1979 pour tourner avec Robert Bober Récits d’Ellis Island, un documentaire sur les émigrants américains d’origines juive ou italienne, qui interroge le thème du déracinement. En 1979, il écrira les dialogues de Série noire d’Alain Corneau. L’œuvre inachevée de Georges Perec s’apparente à une quête identitaire perpétuelle, hétéroclite et foisonnante d’invention.

Ouvrages
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